Trunyan – Le village où la mort ne se cache pas 🪦🌿

Je ne comptais pas en parler.
À vrai dire, je ne comptais même pas y dormir 😅

Et pourtant, sans le savoir, j’ai passé une nuit à deux pas du village de Trunyan – ce lieu qui concentre à lui seul tout ce que Bali peut avoir de sacré, d’énigmatique… et de déroutant 🌀

J’avais juste réservé un petit logement, tout simple, “près du lac Batur”.
L’idée ? Me poser au calme, profiter de la nature, filmer un lever de soleil 🌅


Mais ce que je ne savais pas encore, c’est que Trunyan, ce n’est pas un village comme les autres.
C’est un lieu où la mort ne se cache pas. Où elle fait partie du paysage. Littéralement ⚰️

Une nuit perchée entre lac, jungle… et morts 😳🌧️

Je vous plante le décor : une nuit en pleine montagne, sans réseau 📵, sans voisins, au milieu de la végétation dense, avec un orage qui gronde au loin ⛈️ et… juste moi. Mon sac à dos. Et un balinais qui avait décidé de m’accompagner dans mon séjour dans les montagnes…

Je me souviens très bien de cette nuit-là. Je n’étais pas à l’aise.
Pas à cause du silence, ni de la solitude.
Mais parce que j’avais une peur bleue des serpents 🐍, des bestioles inconnues, du noir total, des bruits de la forêt tropicale…
Et à ce moment-là, je ne savais toujours pas que j’étais à deux pas d’un site funéraire à ciel ouvert 😶

Heureusement, parce que sinon… je n’aurais pas dormi une minute.

Et devinez quoi ?
Ce n’est que quatre jours plus tard que ce Balinais, avec qui j’étais, m’a expliqué où j’avais passé la nuit 🫢

Il m’a dit, avec un petit sourire en coin :
“Je ne voulais pas te le dire tout de suite, je savais que tu n’allais pas rester.” 😬

Et il avait raison.

Une tradition funéraire unique à Bali 🕯️🌺

Trunyan est un village où vivent les Bali Aga. Ce sont les Balinais dits « originels ». Ils vivent dans quelques villages reculés de l’île et perpétuent des traditions pré-hindoues, très anciennes. Leur mode de vie est souvent plus strict, plus communautaire, plus ritualisé que dans le reste de Bali.

Ils ont leurs propres règles, leurs propres calendriers, leurs propres rituels. Et celui de Trunyan est… plutôt particulier…

À Trunyan, on ne brûle pas les morts.
On ne les enterre pas non plus.
On les dépose, à même le sol, dans des cages de bambou ouvertes, sous un arbre sacré 🌳

Pas de cercueil. Pas de feu.
Seulement le corps. La nature. Et le Taru Menyan, un arbre légendaire dont le parfum aurait le pouvoir d’empêcher toute odeur de décomposition ✨

Et le plus fou ? Ça marche.
Pas d’odeur. Pas de sensation d’horreur.
Juste un calme profond, presque irréel. Et un silence respectueux.
Un silence qui dit : ici, la mort est un passage, pas une fin.

Mon ressenti 🧘🏻‍♀️📷

Je ne suis pas allée jusqu’au site funéraire.
Je n’ai pas filmé. Je n’ai pas posé de questions.
Par respect. Et peut-être aussi par instinct.

J’ai préféré écouter les récits, me documenter, observer à distance.
Car ce genre de lieu, ça ne se traite pas comme un “spot”.
Ce n’est ni une attraction, ni un sujet de sensationnalisme.
C’est un miroir culturel, brut et sacré. 💫

Et franchement ?
Je suis contente de ne pas avoir tout su, tout de suite.
Parce que cette nuit, même inconfortable, m’a fait vivre quelque chose de plus grand que moi.

Ce que Trunyan m’a appris 🙏🏼

À Bali, la mort n’est pas taboue.
Elle est intégrée au quotidien. À la spiritualité. À la terre.
Et Trunyan est là pour nous le rappeler. Sans filtre. Sans déguisement. Sans mise en scène 🪷

Cet endroit, je n’y suis pas restée longtemps. Mais il m’a marquée profondément 💭

Reste connecté, la suite arrive très vite 🌺